Noce d'argent pour deux de pointe

Médaille
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« Tout a été parfait. C’était la course que l’on devait faire. » Dorian Mortelette n’aurait en effet pu rêver mieux.
Sous les yeux de son beau-frère et son beau-père, « un peu mon porte-bonheur », Dorian et Germain Chardin, son compère du 2 de pointe, ont été chercher leur médaille, l’argent du titre de vice-champions olympiques.

Et tout partit très vite. Dès les premiers coups de pelles, Germain et Dorian prenaient une longueur d’avance sur l’ensemble des concurrents. « On savait qu’on allait assez naturellement partir vite. On s’en est donc servis. On a essayé d’en rajouter une couche, histoire de mettre le doute chez l’adversaire et ça a été une stratégie plutôt satisfaisante ».
Si les premiers 500m sont avalés par les Français, les 1000 suivants sont plus stressants. Les rivaux poussent, Néo-Zélandais en tête. Ces derniers, grands favoris, champions du monde en titre, les passent au train avant les premiers 1000m.

Le but était en fait de les laisser revenir avant ces 500 derniers mètres et de partir à fond pour leur mettre un gros coup derrière la tête.

Derrière, les pointes se rapprochent sérieusement. « On savait que ça allait remonter, c’était prévisible. Les Néo-Zélandais, c’était évident. Il fallait qu’on se mette assez à l’aise avant le dernier 500m. Après l’écart de départ, le but était en fait de les laisser revenir avant ces 500 derniers mètres et de repartir à fond pour leur mettre un gros coup derrière la tête. » Et force est de constater que le scenario prévu en amont s’est déroulé à merveille « Ça a fonctionné et c’est fabuleux ! ».

Mais si le scenario était écrit, la souffrance n’en fut pas moins énorme. « A l’arrivée, je m’allonge dans le bateau, je suis complètement carbo, à mort de lactique dans le sang », témoigne Dorian. « Sur les premières secondes on ne réalise pas forcément et puis, voilà, on est vice-champions olympiques ! ».

Pour Dorian, récent papa, comme pour Germain, qui se marie prochainement, « l’année 2012, c’est pas mal », même si ces trois derniers mois n’ont pas été simples en termes de préparation. « On a quand même de la facilité à se mobiliser sur un objectif et à oublier les à-côtés ». Y compris les déceptions olympiques des autres embarcations françaises. « Nous n’avons pas trop vus les autres en fait. Nous avons été déçus pour eux, mais nous sommes chacun dans notre bateau et nous sommes restés sur notre objectif ». Magnifiquement atteint !

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