Piste : Tombés sur des lions...

Médaille
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En 2012, sur piste ou sur route, le cyclisme serait-il devenu un sport qui se court par équipes et à la fin c'est toujours un Britannique qui gagne ? Le doublé de Bradley Wiggins (Tour de France – médaille d'or olympique du contre-la-montre) a réveillé le soutien patriotique des Britanniques. La victoire de leur équipe de vitesse sur piste, dès la première journée de compétition, a fait bouillir le vélodrome du Parc olympique et plombé la sortie de piste des Français à nouveau battus par leurs grands rivaux, comme il y a quatre ans à Pékin.

« On peut être amers, souffle Kevin Sireau. On travaille depuis quatre ans pour cette médaille d’or et là on retombe encore sur l’argent même si ce n’est pas n’importe quoi aux Jeux Olympiques. » Dans une finale gagnée de 5/1000) par Hoy et ses acolytes, les élèves de Florian Rousseau n'ont pas démérité. « Mais s'ils nous battent c'est qu'ils sont plus fort, c'est tout, ajoute Kevin. Personnellement, ils ne m'impressionnent pas. C’est une équipe comme une autre, qui peut être battue. Ce n’est pas non plus parce qu’elle a amélioré deux fois le record du monde qu’elle est invincible. On va travailler pour les battre maintenant. Si on part perdant, ce n’est pas la peine de courir. »

« On ne sait même pas sur quoi se fait la différence, s'interroge Michaël D'almeida. Ils ont juste sorti une sacrée perf et voilà ! Il y a trois mecs qui ont été meilleurs que nous et c’est tout. On n’était pas venu pour l’argent donc il y a de la déception. L’or c’était jouable. Tous ceux qui nous ont battus sur les derniers championnats du monde sont loin derrière nous, c’est un signe. Les Britanniques, depuis la dernière Olympiade, ne nous étaient jamais passés devant. Aujourd’hui ils repassent devant avec la manière. Pourquoi ? Comment ? Ça reflète toute la puissance du cyclisme britannique depuis quelques années, et surtout en 2012. Nous, athlètes, on n’a pas la réponse. »

Visage baissé, Grégory Baugé va sans doute longtemps, comme ses deux équipiers, méditer sur cette défaite. « On était mieux préparés, on était plus forts qu’à Pékin. On a comblé le retard qu’on avait en 2008. Mais il reste encore un petit truc.» Pas de quoi, pour autant, lui saper le moral pour la suite des compétitions. Samedi débutent les qualifications de la vitesse individuelle. Son rêve olympique. La deuxième place par équipes contre les Britanniques peut-elle avoir un effet sur le moral ? « Non, rien à voir. La vitesse individuelle, c’est autre chose. Dans la vitesse par équipe, on ne venait que pour l’or, ça passe pas loin. Maintenant il va falloir aller chercher d’autre médailles. » Toujours dans cette bouilloire britannique. « L’ambiance c’est puissance dix par rapport à ce que l’on avait connu lors de la Coupe du monde ici (en mars). C'est sympa. Les Anglais ont la chance d’avoir un public comme ça, presque rien que pour eux. Ca fait chaud au cœur. Nous on aime bien venir courir ici. » Ils aiment aussi les victoires...


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