Les Bleus en piste !

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Réalisée en Pin de Sibérie, la piste de cyclisme des Jeux Olympiques de Londres 2012 accueille à partir de ce jeudi les épreuves de cyclisme sur piste des Jeux Olympiques de Londres.

Le vélodrome, conçu de manière à utiliser au maximum la lumière naturelle, est bâtiment le plus « développement durable » du Parc olympique, notamment pour ses matériaux, en particulier le bois, certifié par le Forest Stewardship Council, et son système de ventilation 100% naturel qui rend inutile une climatisation. Économie d’éclairage, mais aussi réduction des besoins en chauffage avec un système de toiture basse soutenue par des câbles qui réduit le volume à chauffer, ce vélodrome sera tout simplement un cadre exceptionnel pour des athlètes qui, eux, ne s'économiseront pas.

Brian Coquard

Sur 7m de large et 250m de long, la piste, inclinée en virage à 42° maximum pour 12° minimum, la piste accueillera une équipe de France ambitieuse. Bien représentée en vitesse et au sprint avec Gregory Baugé, Mickaël d’Almeida, Virginie Cueff, Mickaël Bourgain, Sandie Clair, Clara Sanchez et Kevin Sireau, la France n’aura cependant qu’un cycliste en lice en endurance.
Discipline professionnelle, l’omnium est en effet la plus difficile à mobiliser et les Français ne pourront compter que sur Brian Coquart, alors que neuf places étaient possibles. Étudiant, Brian Coquard a remporté le classement général de la Coupe du monde cette année et rêve de devenir champion olympique avant de pénétrer l’arène professionnelle.

Clara Sanchez

Et pour débuter, la presque totalité des Français sera engagée sur les épreuves de vitesse par équipe. Et l'état d'esprit très conquérant : « Motivée, déterminée et prête à me battre », tels sont ainsi les mots de Virginie Cueff, impressionnée par l'univers olympique qu'elle découvre : « C'est énorme, encore plus fort que ce à quoi je m'attendais. Tout est démesurée, hors normes ici. » L'objectif n'est toutefois pas éclipsé par les anneaux olympiques : « Le rêve se serait une médaille, on est cinq équipes qui tournent autour du podium en vitesse par équipes, pourquoi pas réaliser cette performance, ici, aux Jeux », explique la deuxième et dernière relayeuse tricolore, décidée à donner son maximum afin « de ne pas avoir de regrets à la fin de la compétition ». Après deux tests course de vitesse par équipes à Bordeaux, Virginie et sa "démarreuse", Sandie Clair, se sentent prêtes.

Les Bleus, coachés par un grand champion, Florian Rousseau

Prêts « à tout arracher », pour citer Kévin Sireau, les Français le sont également. Grégory Baugé, Kévin et Michaël d'Almeida veulent en effet retrouver l'or qui fuit la France aux Jeux Olympiques depuis Sydney et l'apparition de l'épreuve. Entraînés par le héros de l'an 2000, Florian Rousseau, les pistards bleus ont énormément travailé pour préparer cette compétition olympique. Novice olympique, d'Almeida est très motivé : « Je travaille pour cela depuis quatre ans, cette place de troisième relayeur était mon but. Je me sens fort physiquement, mentalement et les temps que j'ai réalisées à l'entraînement ces dernières semaines le démontrent. Nous pistards nous disputons un mondial tous les ans, et les Jeux tous les quatre ans. C'est cette épreuve qui nous permet d'être exposés au monde entier. Beaucoup de sportifs disent qu'ils échangeraient leur médaille des championnats du monde contre une seule des Jeux, et je comprends pourquoi ils disent cela. ». Mais les Bleus sont sur un terrain miné, celui des Britanniques qui, avec les Allemands et les Australiens seront leurs principaux rivaux. « Tout est parfait, on bien bossé lors du stage, notamment la technique du passage du relais pour ne pas être disqualifiés comme l'ont été les Anglais et les Allemands lors des derniers championnats du Monde de Melbourne, rassure Kévin Sireau. On a tout intégré, maintenant on veut aller chercher l'or. »

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