Les Bleus vus de l'étranger... la natation française (Suisse)
Isabelle Musy est journaliste au service des sports du Temps, quotidien suisse de Genève. Elle sera à Londres pour ses 6èmes Jeux olympiques. Elle y suivra la natation, l’athlétisme et le tennis.
« Le niveau de performances où est installée désormais son équipe de natation, c'est pour moi le fait le plus marquant du sport français. J'ai découvert à Athènes les exploits de Laure Manaudou mais qui pouvait imaginer la suite aussi riche à Pékin ? Et ce qui pourrait bien venir aussi à Londres ? Et dire qu'Alain Bernard, dans son propre pays, a même trouvé plus fort que lui pour le 100m maintenant...
La natation française est parmi les meilleurs sélection mondiales et paradoxalement, ce rôle de discipline leader, elle l'a chipé à l'athlétisme en quelques années seulement. Sa densité de résultats en est la preuve.
La densité de la natation française..."
Jusqu'en 2000, Marie-Jo Pérec, à l'étranger, c'était la référence française quand on parlait des Jeux. Un nom et un palmarès. Jean Galfione s'était fait aussi sa place depuis Atlanta. La France, même seulement portée par quelques personnes, tenait son rang dans l'athlétisme comme seuls les titres olympiques peuvent l'offrir. Depuis, sans faire offense à personne, ce n'est pas le même niveau.
Christophe Lemaître est le meilleur en Europe, il a beaucoup de qualités, je lui souhaite d'entrer dans toutes les finales aux Jeux, et surtout celle du 200m, son point fort. Mais peut-on le mettre au même niveau que les meilleurs sprinter étrangers? Renaud Lavillénie est le favori pour le titre à la perche tant il domine la concurrence mais ce n'est pas encore un nom. Les Jeux vont peut-être changer les choses mais la réputation de la natation française possède encore beaucoup d'avance. »
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