Passation de drapeau sur la terre battue de Roland Garros

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Dimanche 10 juin le Central de Roland Garros a accueilli deux événements sportifs. Traditionnelle, attendue, la finale masculine du tournoi du Grand Chelem de terre battue opposait Rafael Nadal à Novak Djokovic et fut interrompue par la pluie au 4ème set.

Avant ce rendez-vous annuel, l’équipe de France olympique de Londres 2012 avait connu sa première manifestation grand public avec la passation du drapeau tricolore entre Tony Estanguet, porte-drapeau à Pékin en 2008, et Laura Flessel, qui lui succède pour les Jeux Olympiques d’été.

Dans la tribune officielle, Denis Masseglia, Laura Flessel et Tony Estanguet, mais aussi Marie-José Pérec, Angelo Parisi, ou encore Bernard Amsalem, chef de mission pour Londres

« Ce passage de drapeau est comme une première répétition avec beaucoup d’émotion » a déclaré en conférence de presse une Laura Flessel fière « d’'amener un groupe de personnes vers le Graal olympique », la double championne olympique sera en effet le capitaine des Bleus.

« A travers le défilé, le porte-drapeau symbolise l’élan d’une nation », décrypte Denis Masseglia, président du CNOSF. « C’est celui qui va être l’ambassadeur de tous ses camarades auprès du grand public, des médias, de toute la famille olympique et en quelque sorte leur représentant. »

Ainsi, pour Angelo Parisi, porteur de l’étendard tricolore en 1984, « tous les porte-drapeaux jusqu’à maintenant ont toujours été exemplaires au niveau de leur sport et de leur façon d’agir dans la vie. Il faut donner l’exemple aux jeunes et montrer le bon côté du sport ».

"Le principal, c'est de porter le drapeau avec le cœur, avec la passion et avec la détermination." Laura Flessel

A l’instar du judoka champion olympique en 1980, ceux qui ont eu la chance de porter le drapeau conservent encore un souvenir exceptionnel de cette expérience, et d’abord de l’honneur qui leur ai fait. « Les porte-drapeaux, il y en a combien ? », demande ainsi Marie-Jo. « C’est quelque chose qu’il faut vivre à fond. Il y a beaucoup de gens qui pourraient l’être mais il n’y a qu’une personne qui est désignée, et elle ne le fait qu’une fois dans sa vie ».

Pour Tony Estanguet, le sentiment qui a prédominé au cours de son tour de stade olympique fut d’abord la fierté. Une fierté qu’il n’avait « pas forcément ressenti au moment de mes titres », et qui l’a sans doute plus stressé. Le fait de rentrer dans le stade olympique avec le drapeau est assez impressionnant On fait un peu le malin dans le tunnel, mais au bout de 20m, j’ai eu besoin de me retourner, de regarder l’équipe. Cette expérience, depuis le défilé en passant par le rôle tenu auprès de l’équipe, a sauvé mes Jeux. Même si j’étais très déçu de mon résultat sportif, j’ai pu me rattraper avec ça ».

Double championne olympique, Laura Flessel l’a néanmoins bien rappelé : « Je viens pour une compétition, le sport avant tout ». Sur ce point, Tony Estanguet, qui n’avait pas connu le succès escompté lors des JO de Pékin 2008, se veut rassurant. « Il est tout à fait possible de faire de grands Jeux sportifs tout en étant porte-drapeau », affirme-t-il.

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