Pierre Pujol : " On peut battre les meilleures nations ! "

Interview
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Du 8 au 10 juin 2012, l'équipe de France olympique tentera d'obtenir son billet olympique au cours du Tournoi de qualification olympique de la dernière chance, à Sofia (Bulgarie). Après trois victoires consécutives face à la République Tchèque et un premier tour de la Ligue mondiale marqué notamment par une victoire face aux Américains, champions olympiques, les Bleus semblent prêts pour leur grand défi de l'Olympiade... Rencontre avec le capitaine des Bleus, Pierre Pujol...

Dans quel état d’esprit se trouve l’équipe de France à quelques jours de ce tournoi ?
On a bien travaillé et on a effectué une bonne préparation. On sort tout juste d’un stage et de matchs amicaux contre la République Tchèque, où on l’a bien joué. Je pense que nous sommes est prêts, autant physiquement que techniquement. On entre donc dans la phase où l’on est super impatient. L’envie augmente de jour en jour.

Crédit photo : FIVB

Votre victoire face aux champions olympiques américains (3 sets à 1) il y a une quinzaine de 15 jours vous a-t-elle apporté de la confiance ?
Non, pas spécialement parce que nous sommes conscients de la valeur de notre équipe. Le groupe évolue ensemble depuis près de deux ans maintenant. On sait que l’on peut battre les plus grosses nations. On connaît également notre point faible : notre manque de constance dans les matchs. Finalement, battre les États-Unis nous a fait plaisir évidemment mais ne nous a pas étonnés. Offensivement, on a une force de frappe assez importante. Notre plus gros défaut reste l’instabilité de nos résultats.

A quoi cela est-il dû ?
Cela s’acquière au fil du temps, avec l’expérience. Il faut avoir joué de nombreuses compétitions au niveau international. Or, notre groupe est assez récent. J’espère que le TQO marquera notre première grosse victoire. Il pourrait correspondre au début de l’histoire de ce groupe.

Lorsque l’on voit les basketteurs ou les handballeurs,
on a envie de les imiter.

La réussite des équipes de France de sports collectifs vous met-elle dans une certaine dynamique ? Cela est aussi possible pour vous…
Oui, complétement. Lorsque l’on voit les basketteurs ou les handballeurs, on a envie de les imiter. On connaît nos qualités et ce dont nous sommes capables. De nombreux joueurs de notre équipe évoluent à l’étranger ou sont champions de France. Si l’on pouvait copier le handball, cela serait très bien !

Crédit photo : FIVB

Vous ne vous sentez pas dans l’ombre médiatiquement…
Il est vrai que l’on ne parle pas beaucoup de nous, même si ces dernières années nous avons fait de beaux résultats. C’est sûr que nous ne sommes pas reconnu comme les handballeurs, mais nous ne sommes pas champions olympiques non plus ! Honnêtement, on ne le vit pas mal car c’est à nous de nous rapprocher de ces équipes de par nos résultats. C’est pourquoi, on s’en inspire et cela serait un honneur pour nous de nous retrouver aux Jeux Olympiques et de partager ces moments avec eux.

Pour en revenir à ce TQO, et cette poule assez difficile, comment vous êtes-vous préparés à affronter la Bulgarie, le pays hôte et grand favori ?
Cela va être compliqué. La Bulgarie fait partie du top 5 mondial depuis 5-6 ans avec des joueurs parmi les meilleurs mondiaux dont notamment Matej Kaziyski, qui gagne tout en Italie. Sur les quatre dernières années, on est à égalité sur le nombre de rencontres. On a commencé à les observer en vidéo depuis une petite semaine, mais il ne faut pas négliger les autres équipes du groupe à savoir l'Égypte et le Pakistan.

Pouvez-vous nous en parlez ?
Ce sont deux équipes en dessous sur le papier mais il faut s’en méfier. L’Égypte réalise de bonnes performances au niveau mondial depuis quatre-cinq ans. La nouvelle génération est solide. Il faut donc les prendre au sérieux. Concernant le Pakistan, ils sont un cran en dessous. Si on arrive le troisième jour avec deux victoires, cela devrait sentir bon.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui pourrait faire la différence avec les autres équipes pour espérer votre qualification ?
Si on joue notre meilleur volley sur trois jours, on passera. Si on est tous à fond, si chaque joueur apporte le meilleur sur le terrain, on a les moyens de passer tout simplement… Après, si l’on ne joue pas à notre meilleur niveau, il ne sera pas question de rêver aux Jeux Olympiques. Il ne faut pas se voiler la face !

Crédit photo : FIVB

Lors de votre voyage à Londres, vous avez été visiter les installations. Quelle est l’importance de découvrir la salle et le village olympique en amont ?
Cette journée nous a permis de souffler un peu et de sortir du cadre « hôtel-gymnase-salle de musculation-hôtel » et d’une certaine routine. Forcément lorsque l’on arrive là-bas, on est impressionné. Cela donne une envie encore plus grande de participer à cette grande fête. Il faut que l’on y goûte ! On doit absolument se qualifier ! Je suis sûr que cela faisait partie de la stratégie de nos entraîneurs en nous emmenant là-bas… Ils nous ont mis l’eau à la bouche !

Quelles sont vos impressions sur ce village ?
Tout à l’air incroyable, même si quelques constructions n'étaient pas finie comme les tribunes de notre salle... Mais cela semble énorme ! Tout est à l’échelle olympique, donc c’est fabuleux. Il nous tarde de nous qualifier et d'y être. Même si l’on ne parle pas encore de Jeux Olympiques en ce moment, on y pense. Aujourd’hui, le tournoi de qualification reste l’étape primordiale… On aura largement le temps de parler de Londres après !

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