Germain Chardin : " On n'a plus le choix..."

Interview
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Du 20 au 23 mai se dérouleront à Lucerne, en Suisse, les régates qualificatives pour les Jeux Olympiques. Les rameurs n’auront qu’un seul objectif en tête : remporter leurs courses afin d’obtenir les derniers billets pour Londres. Engagé sur le deux sans barreur avec Dorian Mortelette, Germain Chardin est bien décidé à ne pas laisser passer sa chance.

L’équipe de France a subi une grosse désillusion lors des derniers Mondiaux 2011, comment vous êtes-vous remobilisés ?
On a pris une grosse claque dans un premier temps alors que l’on ne s’y attendait pas du tout. Puis, est venu le temps des bilans : on a beaucoup discuté entre nous et avec les entraîneurs pour essayer de comprendre ce qui était arrivé. On s’est énormément remis en question sur notre travail, sur la qualité et la quantité de nos entraînements. Malgré cela, on n’a pas eu beaucoup d’éléments de réponses. La fédération a effectué des changements au niveau des entraîneurs. Concernant les athlètes, on a décidé de mettre plus d'intensité dans nos séances. On s'est investi en rajoutant de la rigueur.

Lucerne représente l’ultime étape qualificative pour les Jeux Olympiques, quelles sont les ambitions de l’équipe de France et comment supportez-vous cette pression ?
On espère sélectionner les sept bateaux non-qualifiés. On ne veut pas qu’un bateau reste à quai. La voie royale aurait été de se sélectionner l’année dernière grâce aux tournois, mais on n’a pas été bons. Il va donc falloir que l’on assume. En termes d’entraînement et de compétition, cette saison a été bien meilleure pour nous. Je pense que la pression va monter petit à petit, une fois que l'on sera là-bas. Cela va être tendu car il n'y aura que des « morts de faim ». Tout le monde veut aller aux Jeux ! C’est un one-shot avec une course qualificative et une finale ! Il faut absolument gagner pour espérer traverser la Manche. On n'a plus le choix...

Depuis votre médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin, qu’est-ce qui a changé chez vous ?
J’ai mûri évidemment. Je suis un peu moins fougueux, mais je n’ai pas énormément changé ! Je suis encore un grand enfant avec toujours cette même rage de vaincre. J’ai envie de revivre les bons moments vécus aux JO. Ces moment où nous sommes tous ensemble après la médaille. On était sur un nuage... C’est ça qui me fait avancer chaque jour…

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