Teddy Riner à la quête de son premier titre olympique

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« Je ne me laisse jamais secouer »

Le quintuple champion du monde a passé une partie du mois de décembre en Asie. Un séjour oriental dont il est revenu en pleine forme. Et enchanté.

Comment s’est déroulé votre long séjour en Asie ?
Comme d’habitude, très bien. Le calendrier international avait regroupé trois compétitions en trois semaines, en Corée du Sud, puis au Japon et enfin en Chine. Je n’y ai pas participé, pour me concentrer sur l’entraînement. Mais j’ai pu profiter de la présence des équipes de la plupart des grandes nations. Les meilleurs Coréens, Japonais et Européens étaient regroupés dans les mêmes structures. Il n’était pas rare de voir 100 à 200 judokas sur le plateau, avec un grand nombre de poids lourds. Il y en avait de tous les types. Pour travailler, c’est l’idéal. En France, je fais vite le tour de la question.

Vous ressentez le besoin d’aller à l’étranger pour trouver des partenaires d’entraînement et vous faire un peu secouer ?
Je ne me laisse pas secouer. Jamais. Même à l’entraînement. Mais partir en Asie m’a toujours été très profitable. Je peux combattre d’autres types de poids lourds. J’ai besoin de cette adversité. Elle me place dans une bonne dynamique. J’ai beaucoup travaillé, mais aussi pris du plaisir. Et je suis rentré du Japon avec la sensation que la saison olympique était vraiment partie.

Comment va s’organiser pour vous cette saison olympique ?
Je vais réduire au maximum les compétitions. On me verra aux Masters, puis au Tournoi de Paris. Pour le reste, rien n’est sûr. Je ne veux pas me disperser. Et puis, en année olympique, il est préférable de ne pas trop se montrer.

« Dans ma tête, tout va bien »

Prodigieux et phénoménal, le poids lourds français en impose par son physique. Mais il peut aussi compter sur un sacré mental.

Le judo est-il un sport psychologique ?
Teddy Riner: Bien sûr. Face à un adversaire, sur le tatami, le combat n’est pas seulement physique et technique. Le mental joue un grand rôle. Il faut posséder des nerfs d’acier, ne pas céder au trac, repousser le stress et surtout éviter de se précipiter. Un judoka doit être structuré dans sa tête. Il doit être acteur du combat. Accepter la guerre psychologique et savoir la mener.

Diriez-vous que votre mental constitue l’un de vos atouts ?
Oui. Dans ma tête, tout va bien. Très tôt, j’ai appris à travailler avec un psychologique pour évacuer le stress et supporter la pression. Aujourd’hui, mon mental constitue une force. Mais je l’entraîne au quotidien, comme mon corps. En me lançant des défis, en m’obligeant sans cesse à repousser mes limites, en me mettant volontairement dans le rouge. Je n’ai pas toujours envie d’aller souffrir à l’entraînement. Mais se forcer à y aller aide, par la suite, à dominer mentalement un rival et une compétition.

Et votre corps, qu’en pensez-vous ?
Je m’aime comme je suis. Plus jeune, ma grande taille me posait des problèmes. Il faut savoir que je mesure 2,03 m depuis l’âge de 16 ou 17 ans. J’avais du mal à m’habiller comme je le souhaitais. Aujourd’hui, j’aime ma silhouette et mon visage. J’ai l’impression d’être plutôt bien proportionné et assez équilibré. Même si je le pouvais, je ne changerais rien à mon corps.

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